
Comme tous les ans (voir 2008, 2007, 2006 – notons juste un recentrage sur l’IE au détriment de l’innovation qui bénéficiera d’une enquête spécifique), l’Arist Bretagne avec le soutien de la Région, en partenariat avec les Chambres de Commerce et d’Industrie de Bretagne, l’Agence Economique de Bretagne, Bretagne Innovation et la Mission de Coordination à l’Intelligence Economique, mène une enquête qui permet d’identifier les pratiques des entreprises en matière de veille et d’intelligence économique.
Si le concept d’intelligence économique reste flou pour près de la moitié des répondants, l’IE est d’abord perçue comme une force d’anticipation offensive destinée à alimenter la stratégie et la prise de décisions de l’entreprise (veille réglementaire, anticipation des attentes clients, identification de nouveaux débouchés, etc.). Bref, c’est la composante « veille » de l’IE qui est la mieux maîtrisée. L’intérêt est moindre pour la protection de l’information et l’influence (notamment chez les entreprises de moins de 10 salariés sur ce dernier point).
La veille justement : L’accès à l’information économique, plutôt grise, demeure la principale difficulté. Peut-être parce que l’organisation de la veille est défaillante (ce dont sont conscientes les entreprises qui ont compris l’intérêt à améliorer le processus). Côté sources (les CCI sont bien identifiées comme telles, particulièrement dans la classe des 10 à 49 salariés), c’est la 1ère fois que l’internet gratuit arrive devant la presse ! Le rôle du dirigeant est toujours très prégnant même si, d’année en année, ce dernier semble déléguer de plus en plus (problème : « les entreprises dont le dirigeant assure la fonction de veille recourent moins fréquemment à une formation sur les outils du web. Or, nous avons constaté que la formation contribue à renforcer la veille au sein des entreprises » mais « Seuls 35 % des répondants sont convaincus de l’apport d’une formation sur les outils du web pour améliorer leur dispositif de veille tandis que la moitié reste mitigée sur l’intérêt d’une telle formation » ). En parallèle, le recours non négligeable aux services de veille externes, y compris payants semble être en hausse, d’autant que les entreprises en sont largement satisfaites.
La sensibilisation à la sécurité n’est pas encore acquise. Toutefois une majorité d’entreprises protège ses process et informations stratégiques. Là (ou las…), le recours à des organismes extérieurs demeure exceptionnel.
A lire (sources)
A lire (sur Vedocci) :
- Bretagne : enquête sur les pratiques de veille & d’intelligence économique des entreprises
- Pratiques de l’IE en Finistère
- Enquête 2007 sur les pratiques de veille et d’innovation des entreprises bretonnes
- Rapport d’enquête sur les pratiques de veille et d’innovation des établissements bretons
- Baromètre Digimind : l’intelligence économique vue de façon offensive
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