Archives du mot-clé Mounier

[Brèves] Actualité des CCI (2010 S48)

A la une (1)

  • Le Décret de mise en oeuvre de la réforme des CCI a paru
  • [Pour mémoire, plus tôt cette semaine : ] La réforme des CCI au Conseil des Ministres : Le 30 novembre, Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation, a présenté un décret mettant en oeuvre la réforme du réseau des chambres de commerce et d’industrie. Le décret détermine les conditions d’application de la loi du 23 juillet 2010 pour les chambres de commerce et d’industrie. Il précise l’organisation du réseau et fixe notamment les missions qui sont obligatoirement mutualisées au niveau régional.

A la une (2)

Le feuilleton du siège de la CCIR de Bretagne

Dans ce feuilleton, cette semaine, 1ère brève incluant une position clairement pro-rennaise !

  • Chambre de commerce régionale. L’offensive rennaise, Le Télégramme, 2 décembre 2010 : « «Aujourd’hui, c’est la peur de l’inconnu qui prévaut à Brest. Une sorte de peur panique qui leur fait perdre le discernement le plus élémentaire en oubliant les enjeux et la finalité de la réforme». C’est dans ces termes, peu protocolaires, que les Rennais répliquent à la candidature de Brest à l’accueil du futur siège régional des chambres de commerce. En l’occurrence, il s’agit de la liste unique candidate à la chambre de Rennes, menée par Emmanuel Thaunier, signataire de la déclaration qui balaie les arguments brestois avec des accents assez inhabituels. »
  • CCI de Brest : la nouvelle ère d’un poids lourd, Ouest-France, 1er décembre 2010 : « À elle seule, la CCI de Brest pèse un tiers de l’ensemble des CCI bretonnes. Elle emploie en direct 553 salariés (dont 548 à Brest, le reste étant réparti entre les ports de l’Aberwrac’h – quatre salariés – et le port du Conquet – un salarié -) et gère un volume d’activité représentant 62 millions d’euros de produit d’exploitation. Cela en fait l’un des plus gros employeurs privés de l’agglomération brestoise. »

Les fédérations patronales mobilisent en vidéo

Medef



Source MEDEFtv

CGPME

De source syndicale

  1. Adaptation en local du protocole électoral des élections en CPL dans les CCI: le camouflet !, CGT-CCIP, 1er décembre 2010 : « Après le coup de force de la CPN du 27 Octobre ou un protocole électoral national pour les élections en CPL était adopté par seulement 2 syndicats, dans de nombreuses CCI les organisations syndicales (y compris celles dont les représentants nationaux ont signé l’accord national) refusent de valider la déclinaison locale du protocole national. Un sacré camouflet pour la CPN et l’ACFCI ! »
  2. L’association « CCI international », CFE-CGC, 30 novembre 2010 : « Le projet vient de naître lors de la dernière assemblée générale de l’ACFCI le 16 Novembre 2010 entre l’Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie (ACFCI), les CCI, les CRCI, qui fondent une association régie par la loi du 1er juillet 1901, ayant pour dénomination : « CCI International » » « En Rhône Alpes pratiquement toutes les CCI sont candidates sauf la CCI Grenoble. Pour les grosses CCI, Paris, Marseille, Lyon, Nantes, Toulouse …. également candidates à CCI International »
  3. Les nouvelles règles de la représentativité selon l’ACFCI, CFE-CGC, 26 novembre 2010

Elections

  • Elections 2010 par la CCI du Loiret : La CCI du Loiret utilise Pearltrees pour organiser ses articles sur les élections consulaires. C’est par là !

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[Brèves] Actualité des CCI (2010 S26)

Calendrier de la réforme

  • « Dans l’immédiat, l’Assemblée des chambres de commerce (ACFCI) et le secrétariat d’Etat chargé du Commerce sont engagés dans une course de vitesse pour transmettre au plus vite au Conseil d’Etat les projets de deux décrets nécessaires à sa mise en oeuvre. L’un concerne les dispositions de la loi à préciser et demandera encore quelques jours de travail, mais l’autre ne peut attendre. Il porte sur l’organisation des élections consulaires -déjà repoussées d’un an pour cause de réforme -et doit être pris en Conseil d’Etat avant le 23 juillet pour que le scrutin puisse avoir lieu comme prévu le 8 décembre prochain. »
  • « Prévoyant l’élection des membres des chambres régionales d’industrie au suffrage direct – ils étaient jusque-là désignés par les chambres historiques -, ce scrutin scelle la nouvelle organisation du réseau : une structure forte charpentée par 22 chambres régionales collectant la recette fiscale et s’appuyant sur 126 établissements « territoriaux » « 
  • Source : Les CCI ne peuvent plus échapper à la réforme, Les Echos 30 juin 2010

Suite au vote du texte

  • « Il est essentiel que les CCI restent territoriales », Sud-Ouest, 29 juin 2010 : « Dans le Gers, par exemple, nous travaillons main dans la main avec de nombreuses communautés de communes, le Conseil général et la préfecture. Il est donc essentiel que nos chambres de commerce et d’industrie restent territoriales. » explique M. Doligé, Président de la CCI du Gers
  • Newsletter urbi CCI Grenoble, CFE-CGC, 28 juin 2010
  • La CCI Essonne reste autonome !, CCI de l’Essonne, 27 juin 2010 : « Les députés ont voté, mardi 22 juin en deuxième lecture à l’Assemblée Nationale, le maintien du statut d’établissement public de la CCI Essonne et CCI Seine-et-Marne. Retour sur une victoire incertaine. […] Cette victoire était essentielle pour les entreprises essonniennes qui participent activement au développement économique du département. Le maintien du statut d’établissement public de la Chambre de commerce et d’industrie de l’Essonne, acteur économique de premier plan, lui permet ainsi de leur garantir des services de proximité, de qualité et répondant à leurs attentes. »

Candidats

  • Léonce-Michel Déprez, candidat à la tête de la CCI de l’Artois, « en cas d’union », La Voix du Nord, 1er juillet 2010 : « Les élections consulaires ont lieu en décembre. Si Léonce-Michel Déprez ne fait aucune déclaration, il répond sans mal qu’il est candidat à la présidence de la CCI de l’Artois, « en cas d’union ». »
  • Henry Douais : « Je suis un candidat légitime », Midi Libre, 28 juin 2010 : Le président de la CGPME et vice-président de la CCI de Nîmes affirme : « Je prône l’expérience. On n’a pas voulu de moi pour succéder au président, mais je me sens légitime… »
  • François Turcas : « Dans une entreprise, les personnes sont une valeur ajoutée », Le Progrès, 26 juin 2010 : « Pour les CCI départementales, la Loire et la Drôme ne devraient pas échapper à la CGPME en Rhône-Alpes. C’est jouable ailleurs. Au niveau régional, le projet de loi ne prévoit pas de limite d’âge pour le président. Il y a les caciques qui veulent être les premiers présidents de la réforme. Mais nous disposons, à la CGPME, de jeunes poulains comme André Mounier (président actuel de la CCI de St-Etienne Montbrison). On va se battre, et il y a un gros travail de lobbying à faire. »
  • Le Medef régional soutient (vigoureusement) Jean-Paul Mauduy, Bref Rhône-Alpes, 30 juin 2010 : Le Medef Rhône-Alpes a voté une motion de soutien à la candidature de Jean-Paul Mauduy à la présidence de la future CCIR Rhône-Alpes. Patrick Martin, Président du Medef Rhône-Alpes, a insisté sur l’évidence de ce soutien : « La mise en œuvre de la réforme des CCI exige que soit positionné à la tête de la CCIR un homme d’envergure, expérimenté et ouvert. Le fait qu’il ait activement œuvré à la conception et la défense de cette réforme ambitieuse et opportune ne peut que conforter le choix du Medef Rhône-Alpes. Enfin que Jean-Paul Mauduy soit trésorier national de l’ACFCI légitime plus encore ce soutien ».

Et sinon…

  • Trois chambres consulaires créent l’association des CCI de l’Estuaire de Seine, Ouest-France, 29 juin 2010
  • Hervé DE RUGGIERO prendra en charge la Direction Générale de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Montpellier fin septembre 2010, CCI de Montpellier, 29 juin 2010.
  • Une CCI pour l’Aire urbaine : le débat est ouvert, Le Pays.fr, 26 juin 2010 : Une seule Chambre de commerce et d’industrie pour l’Aire urbaine : beaucoup d’acteurs économiques le souhaitent, mais les responsables des CCI du Doubs et du Territoire ne sont pas d’accord sur la méthode à employer pour créer cette nouvelle entité.
  • Le président de la CCI de Lyon en garde à vue : Guy Mathiolon, président de la CCI de Lyon, et Christian Barthélémy, élu divers droite du Grand Lyon, viennent de passer deux jours en garde à vue. Selon une source proche du dossier citée par l’AFP, ils ont été convoqués à la suite de la publication du rapport d’observations définitives de la Chambre régionale des comptes (CRC) qui a étudié la gestion de la CCI depuis 2005. Les magistrats ont notamment tiqué sur l’emploi de Christian Barthélémy comme consultant extérieur pour «rédiger des notes à caractère très général sur des sujets d’actualité courante que la CCI aurait pu faire réaliser par ses services». Ces études et commandes, pour un montant estimé à environ 55.000 euros sur deux ans, «ont pu apparaître fictives aux yeux de la Chambre régionale des comptes». (sources : )
  • Sète : La CCI lance un site internet de promotion, Midi Libre, 28 juin 2010 : « Un annuaire électronique, plutôt que de papier, pour les entreprises : l’idée paraît tellement évidente qu’on se demande pourquoi elle n’existait pas avant. Et pourtant, selon la CCI (Chambre de commerce et d’industrie) de Sète-Frontignan-Mèze, son initiative est « inédite dans la région ». »

[Brèves] Actualité de la réforme des CCI (2010 S23)

  • Les appétit du président de la CCI de Saint-Etienne
    • « André Mounier aurait-il des ambitions politiques ? » C’est ma question que pose Bref Rhône-Alpes (2 juin 2010) avançant également une autre hypothèse : « A moins qu’il ne vise un autre poste, celui de président de la Chambre régionale de commerce et d’industrie au nom de l’alternance entre le Medef et la CGPME dont il émane. »
  • La loi sur les chambres de commerce sur la sellette au Sénat
    • « les sénateurs devront rétablir le statut d’établissement public de l’Etat « de nature spécifique » des chambres. Les députés les avaient transformées en établissements publics et administratifs, peu compatibles avec leur gestion par des entrepreneurs.
      A moins que le Sénat ne la modifie profondément, la loi, qui devra retourner à l’Assemblée nationale, peut encore être votée à temps pour que les élections consulaires se tiennent avant la fin de l’année »
    • Source : Les Echos du 9 juin 2010
  • Bastia se bat pour obtenir la future CCI régionale
    • Avec le projet de loi, la Corse aura sa propre chambre régionale alors que jusqu’à présent l’île dépendait de la région Paca. Par ailleurs, les deux CCI de Haute-Corse et de Corse-du-Sud ne disparaîtront pas : elles auront chacune le statut de chambre « territoriale ». Mais la localisation du siège de la structure « régionale » suscite un lobbying des élus aussi discret qu’actif. Le projet initial confie le choix aux préfets de région. Le député UMP de Haute-Corse Sauveur Gandolfi-Scheit estime que c’est au Premier ministre de prendre une telle décision.
    • Source : Les Echos du 9 juin 2010
  • Le projet de loi sur les chambres de commerce devant un Sénat divisé
    • « Le Sénat a entamé le 9 juin à son tour, après l’Assemblée nationale, le projet de loi de réforme des Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI), un texte critiqué par la gauche mais aussi au sein de la majorité et des chambres de commerce. »
    • Source : La Gazette, 10 juin 2010

Cette semaine sur Vedocci

Mardi 9 décembre : le réseau des CCI se réunit en Etats généraux

Ce mardi 9 décembre, se tient au Palais des congrès de Paris la journée de clôture des Etats généraux des Chambres de commerce et d’industrie (CCI). Au cours de cette année 2008, 11 réunions se sont déroulées dans toute la France pour aborder différents thèmes (du tourisme à l’international en passant par l’intelligence économique ou encore la création et la transmission d’entreprises). Ces Etats généraux, «Horizon 2020 – pour les entreprises, les CCI réinventent les CCI», sont, pour le Président de l’ACFCI Jean-François Bernardin, « une démarche prospective« , une « réflexion territoriale et multisectorielle » qui doit permettre au réseau des CCI de se positionner comme l’organisme le plus à même d’accompagner les entreprises dans la mutation profonde que connaît l’économie. Toutefois, force est de constater que c’est la réforme du réseau des CCI qui a le plus cristallisé les débats.

Des fusions…

Depuis plusieurs années, le paysage des CCI évolue au gré des fusions car, après avoir été invitées à s’unir pour rationaliser leur maillage du territoire, elles sont désormais être obligées de le faire : un décret existe qui fixe des seuils minimums d’existence :

  • avoir au moins 4500 ressortissants
  • ou avoir une base d’imposition supérieure à 350 millions d’euro.

En conséquence, une majorité des régions a vu certaines de leurs CCI fusionner pour arriver, en cette fin d’année 2008 à un réseau de 148 CCI. « Partis de près de 160 chambres, le réseau en comptera sans doute 120 à 125 à la fin de la mandature, en 2010, soit une dizaine de moins que prévu il y a encore un an » précisait en juillet dernier Jean-François Bernardin aux Echos (04/07/08). Les fusions, parfois spectaculaires, suivaient leur cours, jusqu’en septembre dernier.

Mais, le 30 septembre, l’ACFCI publie un communiqué de presse qui change la donne : les Présidents de CCI réunis à Paris se sont mis d’accord pour un nouveau schéma qui entre dans le cadre de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) : (je souligne)

« Ce schéma tend à un renforcement significatif du rôle et des pouvoirs dévolus aux Chambres régionales de Commerce et d’Industrie, tout en préservant l’impératif de proximité avec les territoires et les entreprises. La Chambre régionale devient l’établissement public central, qui dans le cadre de son budget, affectera aux CCI territoriales le budget de fonctionnement nécessaire aux services aux entreprises et à l’animation des territoires. »

Les réactions fusent…
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"Les CCI de Lyon, Saint-Etienne et Roanne pourraient fusionner d’ici la fin de l’année" et autres nouvelles consulaires

  • Les CCI de Lyon, Saint-Etienne et Roanne pourraient fusionner d’ici fin 2008

    • Pour un topo sur le cours des fusions en Rhône-Alpes, voir ce billet : Vers quel paysage consulaire en Rhône-Alpes ?
    • Selon Guy Mathiolon, Président de la CCI de Lyon, il faut s’attendre, d’ici à la fin de l’année 2008 à la fusion des CCI de Lyon, Saint-Etienne et Roanne, chambres qui travaillent déjà ensemble, notamment en matière de transport aérien et de formation :

      « Nous avons abouti à un accord global grâce auquel nos chambres de commerces et d’industrie vont pouvoir se rapprocher juridiquement. Nos assemblées doivent voter, mais le consensus au niveau des bureaux et des présidents est déjà atteint. »

      explique-t-il au Progrès (19 novembre 2008)

    • Quelle organisation ? Le siège serait à Lyon (« mais pas forcément » dixit André Mounier), les autres sites seraient conservés, et le Président… : « Je ne serais pas choqué que le prochain président soit stéphanois » dixit Guy Mathiolon.
    • Reprécisons que Guy Mathiolon est pour la création de CCI métropolitaines (oui oui), et non régionales : « Pour Guy Mathiolon, la région urbaine de Lyon, c’est-à-dire l’agglomération de Lyon au sens très large du terme, est aujourd’hui le territoire économique pertinent pour travailler ensemble« .
    • Ceux qui suivent l’actu des CCI ne seront pas surpris : Noël Comte, Président de la CCI du Beaujolais (Villefranche) est contre une « fusion-absorption » :

      «Le Beaujolais est un territoire singulier et distinct, pluriel et complémentaire. Nous avons des secteurs qui n’intéressent pas forcément les autres territoires. Il ne faut pas mélanger les genres. Si on commence ainsi, ce sera la porte ouverte à un aménagement comme il en existe en banlieue parisienne. Le Beaujolais deviendrait alors une banlieue de troisième zone de Lyon. »

    • « Fusion-absorption », un terme que rejette André Mounier, Président de la CCI de Saint-Etienne :

      « Il s’agit d’un rapprochement. Une fusion n’est pas une absorption. Chaque CCI aura un regard sur sa contribution au sein de cette entité. Cela se traduira également par une mutualisation des moyens (services généraux) qui sont facteurs d’économie. »

    • Et Jean-Bernard Devernois, président de la CCI de Roanne :

      « le mot fusion n’est peut-être pas le bon mot. Il s’agit plutôt d’une métropolisation. L’important, c’est de préserver la légitimité élective des CCI de terrain, d’avoir la capacité a réaliser des expertises lourdes -Lyon a ces moyens- et de favoriser la réduction de la pression fiscale ».

    • Sources :
  • UNE REFORME AU SERVICE DES ENTREPRISES, DES COMMERCES ET DES TERRITOIRES !
    • Je trouve aussi sur le web un message posté par stephan1104 et pour lequel le contact presse est la CCI de Nice. On y lit :

      • « La réforme que plus de 70 CCI soutiennent, n’est pas celle qui consiste à affaiblir les CCI locales (scénario administratif radical retenu par l’ACFCI, prônant la régionalisation des CCI) mais celle qui procède à une nouvelle répartition des responsabilités entre le niveau local, le niveau régional et le niveau national afin de n’affaiblir aucun de ces niveaux, mais au contraire de les renforcer tous les trois. »
      • « Force de propositions, les 70 CCI portant ce projet persistent, signent et concrètement :
        – s’engagent à une rationalisation du réseau consulaire par la réduction significative du nombre de CCI de taille départementale ou métropolitaine, (CRCI et ACFCI comprises),
        – s’engagent à baisser la pression fiscale sur les entreprises dès 2009
        – réclament la liberté d’entreprendre des rapprochements et des fusions dans le cadre de schémas directeurs régionaux dynamiques et stimulants, a contrario d’une méthode autoritaire et centralisatrice,
        – réaliseront des économies substantielles tout en évitant des plans sociaux massifs qu’induirait une rationalisation autoritaire du réseau
        demandent la reconnaissance officielle par le Gouvernement du réseau des CCI comme relais privilégié dans l’information et la mise en œuvre de l’ensemble des dispositifs publics de soutien et d’appui aux entreprises, dans le cadre de la réorganisation des services de l’Etat dans les régions et les départements.
        – considèrent que la gouvernance locale des CCI est mieux à même d’assurer la gestion des ports et aéroports, des écoles de management ou d’ingénieurs, des centres de formation.
        – proposent un délai de mise en œuvre rapide et qui respecte le calendrier électoral, avec des élections consulaires fin 2009« 
  • Pierre Simon, Président de la CCIP : « réforme des CCI : une chance pour nos entreprises ! »
    • « Concrètement, pour les entreprises d’Île de France, ce projet entraînera la création d’une chambre unique regroupant 8 chambres territoriales, correspondant aux 8 départements franciliens. Sur le terrain, cette nouvelle organisation devrait permettre la mutualisation des moyens, une meilleure coordination et, de fait, une efficacité plus grande au service des entrepreneurs, des commerçants, des créateurs d’entreprise, des étudiants, apprentis et salariés que nous formons… »
    • Source : édito de Pierre Simon dans Le Courrier du Grand Palais, novembre 2008.

Vers quel paysage consulaire en Rhône-Alpes ?

Dans la série réforme des CCI… Je ne vais pas faire un énième récapitulatif pour introduire ce billet, il suffit grosso modo suivre les liens de mon dernier billet. Aujourd’hui, je vous propose de se pencher sur Rhône-Alpes.

A l’heure actuelle, la région compte 12 CCI. Le schéma directeur régional prévoit le regroupement des 2 CCI ardéchoises (Nord-Ardèche et Ardèche Méridionale) – à l’heure actuelle, ces 2 CCI n’ont pas encore été dissoutes (Le Dauphiné Libéré du 1 novembre 2008). Bref, tel que c’est parti, il y aura(it) 11 CCI au 1er janvier 2010.

Sauf que, donc, tu pourrais changer. Mais dans quel(s) sens ?

Il semble que 2 scénarii se dégagent : la métropolisation ou la régionalisation (pour arriver à 22 CCI).

Guy Mathiolon, Président de la CCI de Lyon, s’est prononcé, lors de l’AGE de l’ACFCI du 28 octobre, pour la mise en place de CCI métropolitaines (en l’espèce, la CCI pourrait avoir le contour de la RULRégion Urbaine de Lyon) et le « maintien du pouvoir des chambres locales » (Acteurs de l’économie Rhône-Alpes, novembre 2008) :

« L’émergence d’un fait métropolitain est une révolution en France, qui perturbe toutes les organisations. Quel que soit leur avenir, je continuerai à défendre plus que jamais les CCI métropolitaines, ainsi qu’à travailler avec Saint-Etienne, Roanne, et peut-être Villefranche ».

D’ailleurs, le rapprochement de la CCI de Lyon avec ses voisines à l’ouest et au nord n’est pas une nouveauté.
Pour étayer sa vision, Guy Mathiolon s’appuie sur ce qui s’est passé avec Tarare (une ancienne CCI indépendante) qui est devenue délégation :

« nous avons donné à ce territoire non seulement une légitimité, mais aussi un budget, des moyens et une autonomie de décision […]. C’est ce type de collaboration que nous voulons déployer avec une CCI métropolitaine de proximité ».

De toutes façons, il faut aller vite : « L’État doit prendre ses responsabilités, comme il l’a fait pour les cartes judiciaire et militaire. Certains présidents de Chambres souhaitent voir la réforme aboutir à la fin du prochain mandat, or je ne compte pas consacrer le mien à discuter des problèmes de territoires : réglons ça dès maintenant pour se remettre au travail » (in Commerce International, réf. infra). Et à lire Hervé Novelli, ce n’est pas l’Etat qui freinera la réforme, bien au contraire.
Et toujours dans le même interview : « Nous réfléchissons à des accords avec les CCI de Saint-Étienne, Roanne et Villefranche. Nous envisageons aussi un rapprochement avec nos voisins du Nord Isère et de Bourg-en-Bresse. Au-delà de la métropole, il pourra être question de créer une zone Alpes – Auvergne (afin de dessiner une région de taille européenne), de se rapprocher de la Saône-et-Loire… L’idée d’avoir une Chambre par département est ridicule, puisqu’elle ne correspond pas à la réalité économique. »

André Mounier, Président de la CCI de Saint-Etienne, est lui aussi un fervent défenseur de cette option :

« La tendance qui voudrait que le réseau consulaire soit réduit à l’échelon central est une volonté parisienne et jacobine qui émane de l’ACFCI. […] La logique métropolitaine au contraire est celle des territoires ; elle repose sur une réalité économique des bassins et une plus grande proximité de services aux entreprises à un coût optimisé. »

(toujours dans : Acteurs de l’économie Rhône-Alpes, novembre 2008).

Jean-Bernard Devernois, Président de la CCI de Roanne, plus tôt dans l’année (juillet 2008) aux Petites Affiches de la Loire, était pour un rapprochement avec Lyon, mouvement qu’auraient pu suivre, selon lui, Nord-Isère, l’Ain et Villefranche.

Noël Comte, Président de la CCI de Villefranche, s’élève contre la métropolisation :

« une métropolisation par fusion-absorption est la négation de la reconnaissance des territoires. S’il s’agit ainsi pour la CCI de Lyon de prendre rang dans la hiérarchie des CCI en devenant la 2ème de France, je ne vois pas où est l’intérêt. Idem s’il s’agit de servir OnlyLyon. »

Guy Métral, Président de la CCI de Haute-Savoie, affirme qu' »une chambre régionale au pouvoirs renforcés permettra […] de créer une stratégie régionale dans certaines domaines […] mais aussi de se faire respecter par le pouvoir politique ». (ibid)

Jean-Paul Mauduy, Président de la CRCI : « la réforme qui prévoit une grande chambre régionale par région, dotées d’antennes territoriales, peut nous permettre » de réaliser des économies. Et : « la métropolisation a-t-elle à voir avec les bassins d’emploi ?« .

De son côté, François Turcas, responsable régional de la CGPME (syndicat auquel appartient également Guy Mathiolon), est lui favorable à la régionalisation, notamment parce que « personne ne sait ce que signifie exactement le terme « métropolisation ». […] Ce projet de métropolisation est surtout basé sur les relations amicales tissées entre Guy Mathiolon et André Mounier« . D’autres apportent de l’eau au moulin en disant que la CCI de Saint-Etienne a des problèmes de capacité d’auto-financement.
En outre, François Turcas va plus loin qu’une régionalisation des CCI : il souhaite voir la création d’une Chambre régionale qui réunirait CCI, Chambres de Métiers et Chambres d’agriculture, « dotée de délégations départementales ». Une 2ème CCI à Grenoble est selon lui envisageable.

L’article d’Acteurs de l’éonomie Rhône-Alpes, qui a permis la structuration de ce billet (et qui aborde d’autres questions comme : quel futur Président régional ? quelle autonomie dans les antennes ? quelles conséquences fiscales et sociales ?) permet, pour Rhône-Alpes de dégager plusieurs hypothèses d’organisation :

  • régionalisation : une CCI régionale à Lyon.

    • variante de la CGPME : une 2ème CCI régionale à Grenoble
  • métroplisation : une CCI Lyon-Saint-Etienne-… ; et une autre à Grenoble pour les Alpes ; et quid de l’Ardèche, de la Drôme et du Nord-Isère ?

Sources :

Voir aussi :

Fusions de CCI. 3 : actualité (fin juin)

  • Vers une CCI Nord de France

    • Comme prévu, les 3 CCI du Cambrésis, du Valenciennois et de l’arrondissement d’Avesnes-sur-Helpe ont décidé le lundi 30 juin 2008 lors de leurs assemblées générales respectives, la dissolution des trois chambres pour créer une instance unique au 1er janvier 2010. La nouvelle structure s’appellera : Chambre de commerce et d’industrie Nord de France.
    • Source : CCI Nord de France : trois chambres pour un projet ambitieux, La Voix du Nord du lundi 30 juin 2008
  • Roanne – Saint-Etienne – Lyon : quel schéma ?
    • Les CCI sont incitées à se regrouper (Rapport Attali, RGPP, Etats généraux des CCI…). Le département de la Loire est l’un des 5 départements bicaméristes de France. Alors, les 2 CCI de la Loire (Roanne et Saint-Etienne) doivent-elles fusionner ensemble ? Pas si simple…
    • Il y a deux ans, le président de la CCI de Saint-Etienne (André Mounier) avait proposé un rapprochement des deux CCI. Mais refus roannais qui regarde plus vers Lyon : « N’oublions pas que le Roannais est la porte Ouest de la métropole lyonnaise » rappelle le président de la CCI du Roannais (Jean-Bernard Devernois).
    • Point commun cependant : les 2 CCI partagent le souhait d’une CCI métropolitaine avec Lyon. Mais chacune à leur manière :
      • Jean-Bernard Devernois : « S’il y a des rapprochements à faire pour réaliser des économies d’échelle, ils sont plutôt à faire en fonction de la réalité économique des territoires. Et le rapprochement qui me semble le plus évident est celui de l’orbite lyonnaise. C’est aussi le cas de toutes les villes satellites autour de l’agglomération lyonnaise comme Vienne, Villefranche ou Bourg-en-Bresse. » Mais : « Notre intérêt, c’est de conserver nos institutions propres. »
      • André Mounier, lui, prône une CCI Saint-Etienne / Loire. On en a déjà parlé.
    • Décidément, en Rhône-Alpes, ça reste ouvert
    • Source : Rapprochement : les CCI privilégient la logique de territoire, www.forumeco.com, juin 2008