
Claire Decroix
Jeudi 14 octobre. Le réseau des CCI s’est interrogé sur les réseaux sociaux : « Les réseaux sociaux pour les CCI : Quels enjeux ? Quels usages ? » Après Grégory Maubon et Marie-Laure Vie, c’est au tour de Claire Decroix, Conseiller TIC à l’Echangeur Bordeaux Aquitaine, de vous proposer son compte-rendu (une version plus tournée « entreprises » est accessible sur le site de l’Echangeur Bordeaux Aquitaine) :
Les CCI se sont réunies à Paris au Palais des Congrès – malgré les grèves, ce qui dénotait d’emblée une forte motivation et un intérêt certain pour ce thème au cœur de la préoccupation des entrepreneurs aujourd’hui. Et en effet, la journée méritait amplement le déplacement : des animateurs de qualité connus pour leur « expertise » dans ce domaine : Bertrand Duperrin et Jérôme Wallut, un animateur « presque » intervenant en la personne Frédéric Bascuñana de Webcastory et enfin, des tables rondes « consulaires » pour des retours d’expérience concrets.
Les Réseaux sociaux, un « terrain » au cœur de la politique de proximité des CCI
Etre sur les réseaux sociaux pour les CCI parce que les entrepreneurs y sont, cela a paru naturel à tout le monde. L’animation même de clubs d’entreprises entrant parfaitement dans ce périmètre. Les exemples présentés par Bertrand illustraient en tout cas parfaitement l’importance de ces outils à double tranchant : lieu sacré de SAV, de proximité, maîtrise parfois difficile du discours et des bonnes réactions à adopter.
La présence des CCI sur ces réseaux est souvent une initiative d’un collaborateur (ne nous sommes-nous pas tous d’ailleurs « reconnus » ?), une solution moins individuelle passant par un dispositif RH et managérial.
L’animation d’un réseau : un outil d’aide à la diffusion
Le point sur l’animation même d’un réseau aura rassuré tous ceux qui voyaient l’apport de contenus comme une tâche énorme et un temps à déployer irréaliste. C’est la notion de « passeur » d’information mise en avant par Jérôme. Les Salariés CCI doivent accepter de ne pas être des experts en tout et doivent s’appuyer sur d’autres contributeurs qu’il faudra « soigner » tout particulièrement. C’est la qualité de l’information émise/ rediffusée qui est la clé de voûte de tout et qui donne pertinence et crédibilité.
- Des indicateurs quantitatifs : les « fameux » 1% de contributeurs, pour 9% d’éditeurs et 90% d’audience
- Des indicateurs qualitatifs : la qualité des contributions, l’intensité des conversations, l’autonomie des acteurs.
Un petit rappel sur l’écriture « 2.0 » qui suppose des textes courts, des tirets, des puces et une seule info par paragraphe, incitant au clic pour détailler l’information…
Rappel de la leçon des leaders en 6 points :
- Veiller et écouter
- Outiller les collaborateurs
- Répondre et résoudre les problèmes
- Apprendre et tenir compte
- Montrer ce qu’on fait et faire ce qu’on montre
- Laisser la « viralité » faire.
En filigrane, les pires erreurs à ne pas faire
Si quelqu’un parle de vous en mal, ne corrigez pas un problème en vous faisant passer pour quelqu’un d’autre. La réputation ne s’infléchit pas par elle-même. La seule astuce contre un article gênant consiste à l’enterrer en publiant un maximum d’informations pertinentes, maîtrisées et, évidemment, à ne pas hésiter à parler à la personne incriminée.
Les freins, les obstacles et les portes de sorties
Des freins, il y en a eu plusieurs évoqués: l’accès même aux sites par les salariés, le contrôle de ce qui est écrit, le degré d’autonomie du salarié dans ses propos, la place de la vie privée par rapport à la vie professionnelle, la notion de territorialité… Mais au final, le public était plutôt convaincu de leur utilité et était surtout demandeur d’un besoin d’être accompagné dans la maîtrise de ces outils. Peut-être bien le rôle des conseillers TIC ?
Claire DECROIX ( @misstics )


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