Un amendement, présenté par Madame Catherine Vautrin, prévoit que les CCI d’Ile-de-France se regroupent. Les actuelles CCI deviendraient des CCID (CCI départementales) sans statut d’établissement public. La CCI de l’Essonne [1] [1 bis] et de Seine-et-Marne [2] [3] sont rejointes dans leur opposition à ce projet par entre autres, une sénatrice [4] et le Conseil général de l’Essonne [5] [5 bis].
Pour rappel :
[1] CCI de l’Essonne
« Au cours de l’Assemblée Générale du 29 mars, les chefs d’entreprises élus ont demandé au Président de la CCI de l’Essonne, Gérard Huot, de mener à bien des actions auprès des parlementaires et autres élus politiques essonniens afin de faire entendre leur voix. Etant même prêts à aller jusqu’à manifester à l’extérieur de la CCI de l’Essonne, les élus réclament le maintien pour leur chambre d’un statut d’établissement public ainsi qu’une délibération de l’Assemblée si une fusion devait avoir lieu. »
[1 bis] Les élus de la CCI de l’Essonne affichent leur mécontentement
Une banderole « Paris, touche pas à ma CCI on y tient ! », signée « les entreprises de l’Essonne », est désormais déployée devant l’entrée de l’hôtel consulaire, Place des Droits de l’Homme à Evry :

Gérard Huot (président de la CCIE), Bernard Baudy (vice-président commerce), Jean-Claude Chabin (vice-président industrie), Emmanuel Miller (vice-président services), Eric Cantarel (président de la commission développement économique et secrétaire adjoint), Philippe Lavialle (secrétaire), Joseph Nouvellon (trésorier), Annick Bodin (trésorier adjoint), Ruddy Romanello (membre du bureau), Marc Tétu (membre du bureau), Pierre Angles (membre du bureau), Thierry Mandon (président délégué du Conseil Général de l’Essonne et président de l’Agence pour l’Economie en Essonne), Bruno Piriou (vice-président du Conseil Général de l’Essonne)
[2] CCI Seine-et-Marne : NON à « l’amendement scélérat sur l’exception francilienne »
« Dans tout le reste de la France, les CCI conservent leur statut d’établissement public. Cherchez l’erreur ! «

Dès l'accueil du site de la CCI, l'appel contre « l’amendement scélérat sur l’exception francilienne » est mis en avant (www.seineetmarne.cci.fr)
« - Parce que le développement économique de l’Ile-de-France ne s’arrête pas aux limites de la Cité Descartes
- Parce que nous ne voulons pas être contraints d’appliquer uniquement les décisions prises à Paris
- Parce que nous voulons travailler en concertation, en partenariat avec les autres CCI d’Ile-de-France et pas sous l’autorité d’un pouvoir centralisateur d’un autre âge
- Parce que nous ne voulons pas que les entreprises de Seine-et-Marne payent plus pour avoir moins de services (taux de TATP CCI Paris : 1,61 ; taux de TATP CCI Seine-et-Marne : 0,836)
- Parce que « l’exception francilienne » est la 1ère étape de l’agonie des CCI françaises
Pour toutes ces raisons, nous refusons le diktat parisien et demandons le même traitement que pour les autres CCI Territoriales. »
La CCI appelle ensuite à lui envoyer des messages de soutien, qui seront transmis à M. Novelli…
Source et lien : NON à « l’amendement scélérat sur l’exception francilienne »
[3] Les CCI Essonne et Seine-et-Marne s’allient pour défendre leur opposition à la création d’une CCI unique pour toute l’Ile-de-France
[4] Au Sénat : Question écrite n° 12947 de Mme Claire-Lise Campion (Essonne – SOC) :
-
« Le projet gouvernemental conduirait, pour la région Ile-de-France, à retirer toute autonomie aux actuelles chambres de commerce et d’industrie départementales.
Cette réforme portera gravement atteinte à l’efficacité des actions engagées par les chambres consulaires départementales face aux mutations économiques et technologiques de nos départements.
En effet, la chambre consulaire régionale, qui ne pourra pas prétendre à la même connaissance fine des spécificités de nos territoires, ne sera pas en mesure d’accompagner et de soutenir avec l’écoute et la réactivité nécessaires le développement des entreprises essonniennes.
Dans un contexte de croissance encore extrêmement fragile et alors que les signes de reprises restent ténus, la fusion autoritaire des CCI départementales serait donc un non-sens économique, préjudiciable en termes d’emploi, d’innovation et d’attractivité.
Aussi, elle lui [elle s'adresse à Hervé Novelli] demande de bien vouloir lui indiquer s’il entend amender le scénario retenu par l’assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie, dans le sens du maintien d’un échelon territorial de proximité. » - Lien : Question écrite n° 12947 de Mme Claire-Lise Campion publiée dans le JO Sénat du 15/04/2010 – page 923
[5] Conseil général de l’Essonne (1) : Michel Berson, son Président, est opposé à la réforme
[5 bis] Conseil général de l’Essonne (2) : Sauvons la Chambre de commerce et d’industrie de l’Essonne !
Le CG a relayé sur son site l’installation de la banderole (il était d’ailleurs représenté, cf. photo plus haut)
Image 1 : (c) CCI de l’Essonne / Image 2 : (c) CCI de Seine-et-Marne
Merci à JPQ et @EssonneReussir
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