- Les CCI de Lyon, Saint-Etienne et Roanne pourraient fusionner d’ici fin 2008
- Pour un topo sur le cours des fusions en Rhône-Alpes, voir ce billet : Vers quel paysage consulaire en Rhône-Alpes ?
- Selon Guy Mathiolon, Président de la CCI de Lyon, il faut s’attendre, d’ici à la fin de l’année 2008 à la fusion des CCI de Lyon, Saint-Etienne et Roanne, chambres qui travaillent déjà ensemble, notamment en matière de transport aérien et de formation :
« Nous avons abouti à un accord global grâce auquel nos chambres de commerces et d’industrie vont pouvoir se rapprocher juridiquement. Nos assemblées doivent voter, mais le consensus au niveau des bureaux et des présidents est déjà atteint. »
explique-t-il au Progrès (19 novembre 2008)
- Quelle organisation ? Le siège serait à Lyon (« mais pas forcément » dixit André Mounier), les autres sites seraient conservés, et le Président… : « Je ne serais pas choqué que le prochain président soit stéphanois » dixit Guy Mathiolon.
- Reprécisons que Guy Mathiolon est pour la création de CCI métropolitaines (oui oui), et non régionales : « Pour Guy Mathiolon, la région urbaine de Lyon, c’est-à-dire l’agglomération de Lyon au sens très large du terme, est aujourd’hui le territoire économique pertinent pour travailler ensemble« .
- Ceux qui suivent l’actu des CCI ne seront pas surpris : Noël Comte, Président de la CCI du Beaujolais (Villefranche) est contre une « fusion-absorption » :
«Le Beaujolais est un territoire singulier et distinct, pluriel et complémentaire. Nous avons des secteurs qui n’intéressent pas forcément les autres territoires. Il ne faut pas mélanger les genres. Si on commence ainsi, ce sera la porte ouverte à un aménagement comme il en existe en banlieue parisienne. Le Beaujolais deviendrait alors une banlieue de troisième zone de Lyon. »
- « Fusion-absorption », un terme que rejette André Mounier, Président de la CCI de Saint-Etienne :
« Il s’agit d’un rapprochement. Une fusion n’est pas une absorption. Chaque CCI aura un regard sur sa contribution au sein de cette entité. Cela se traduira également par une mutualisation des moyens (services généraux) qui sont facteurs d’économie. »
- Et Jean-Bernard Devernois, président de la CCI de Roanne :
« le mot fusion n’est peut-être pas le bon mot. Il s’agit plutôt d’une métropolisation. L’important, c’est de préserver la légitimité élective des CCI de terrain, d’avoir la capacité a réaliser des expertises lourdes -Lyon a ces moyens- et de favoriser la réduction de la pression fiscale ».
- Sources :
- Chambres de commerce et d’industrie: le big bang, Frank Viart, Le Progrès, 19 novembre 2008
- La CCI de Villefranche dit non à la fusion, Jean-Didier Derhy, Le Progrès, 19 novembre 2008
- Saint-Etienne et Roanne: fusion, pas absorption, Jacques Perbey et Eric Garrivier, Le Progrès, 19 novembre 2008
- UNE REFORME AU SERVICE DES ENTREPRISES, DES COMMERCES ET DES TERRITOIRES !
- Je trouve aussi sur le web un message posté par stephan1104 et pour lequel le contact presse est la CCI de Nice. On y lit :
- « La réforme que plus de 70 CCI soutiennent, n’est pas celle qui consiste à affaiblir les CCI locales (scénario administratif radical retenu par l’ACFCI, prônant la régionalisation des CCI) mais celle qui procède à une nouvelle répartition des responsabilités entre le niveau local, le niveau régional et le niveau national afin de n’affaiblir aucun de ces niveaux, mais au contraire de les renforcer tous les trois. »
- « Force de propositions, les 70 CCI portant ce projet persistent, signent et concrètement :
- s’engagent à une rationalisation du réseau consulaire par la réduction significative du nombre de CCI de taille départementale ou métropolitaine, (CRCI et ACFCI comprises),
- s’engagent à baisser la pression fiscale sur les entreprises dès 2009
- réclament la liberté d’entreprendre des rapprochements et des fusions dans le cadre de schémas directeurs régionaux dynamiques et stimulants, a contrario d’une méthode autoritaire et centralisatrice,
- réaliseront des économies substantielles tout en évitant des plans sociaux massifs qu’induirait une rationalisation autoritaire du réseau
- demandent la reconnaissance officielle par le Gouvernement du réseau des CCI comme relais privilégié dans l’information et la mise en œuvre de l’ensemble des dispositifs publics de soutien et d’appui aux entreprises, dans le cadre de la réorganisation des services de l’Etat dans les régions et les départements.
- considèrent que la gouvernance locale des CCI est mieux à même d’assurer la gestion des ports et aéroports, des écoles de management ou d’ingénieurs, des centres de formation.
- proposent un délai de mise en œuvre rapide et qui respecte le calendrier électoral, avec des élections consulaires fin 2009«
- Je trouve aussi sur le web un message posté par stephan1104 et pour lequel le contact presse est la CCI de Nice. On y lit :
- Pierre Simon, Président de la CCIP : « réforme des CCI : une chance pour nos entreprises ! »
- « Concrètement, pour les entreprises d’Île de France, ce projet entraînera la création d’une chambre unique regroupant 8 chambres territoriales, correspondant aux 8 départements franciliens. Sur le terrain, cette nouvelle organisation devrait permettre la mutualisation des moyens, une meilleure coordination et, de fait, une efficacité plus grande au service des entrepreneurs, des commerçants, des créateurs d’entreprise, des étudiants, apprentis et salariés que nous formons… »
- Source : édito de Pierre Simon dans Le Courrier du Grand Palais, novembre 2008.
"Les CCI de Lyon, Saint-Etienne et Roanne pourraient fusionner d’ici la fin de l’année" et autres nouvelles consulaires
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