« Cette sorte de permis professionnel [un dispositif d’habilitation officielle imposé aux consultants en intelligence économique] serait délivré par le ministère après enquête de la future Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), née de la fusion des RG et de la DST. Piloté par Alexandre Jevakhoff, l’influent directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie, le projet marque l’échec de la Fédération des professionnels de l’intelligence économique [dont c'était un des objectifs], créée en 2005 sous l’égide du gouvernement pour encourager l’autorégulation. »
C’est ce qu’on lisait dans le Point en ce début de mois d’avril.
Si l’on prend le problème côté Fépie, le son de cloche est différent aujourd’hui dans L’Usine Nouvelle qui affirme :
« Afin de labelliser la profession, les principales associations professionnelles de l’IE se sont regroupées autour de la Fépie. Une première pour un secteur en quête de structuration et de reconnaissance. »
Car, comme le rappelle Michelle Alliot-Marie le 20 mars 2008 (qui a, d’ailleurs, demandé au Premier Ministre la nomination d’un parlementaire à ses côtés, chargé de proposer une définition [avec évaluation des moyens nécessaires à leur mise en oeuvre] des objectifs de la France à l’horizon de dix à quinze ans, tant en matière de recherche du renseignement économique que de protection de « nos » innovations technologiques) :
« L’intelligence économique fait couler beaucoup d’encre et alimente de nombreux débats, sans qu’il soit toujours aisé de la définir. »
En fait, ce sont la FEPIE, SCIP France et le GCIC (Groupement de Compétence pour l’Information et la Compétitivité) qui ont décidé de fédérer le secteur, en regroupant les multiples associations existantes. Pour Jean-Bernard Pinatel, président de la Fépie (toujours cité par L’Usine Nouvelle) :
« la piste évoquée d’assimiler le métier de l’IE à celui de détective privé n’est plus d’actualité. Notre objectif est de garantir les compétences et la moralité des intervenants en IE, ce qui est la condition sine qua non de la labellisation par notre fédération et surtout un gage pour les donneurs d’ordre »
La Fépie espère :
- qu’une commission interministérielle sera mise sur pied pour activer le partenariat public-privé (PPP) sur le marché de l’IE auprès des organismes publics et parapublics pour constituer le développement d’une offre privée professionnelle et
- qu’un cadre législatif sera établi au plus tard fin 2008.
Sources :
- Intelligence économique : l’union sacrée, L’Usine Nouvelle, 23/04/2008
- Déclaration de Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales, sur la lutte contre la cybercriminalité et l’espionnage industriel par internet, et les objectifs de la politique d’intelligence économique, Marcq-en-Baroeul (Nord) le 20 mars 2008
Voir aussi :
- Vers un permis d’intelligence ?
- Les objectifs de la FéPIE
- Cyber-criminalité et Intelligence économique, Michèle Alliot-Marie est sur tous les fronts


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