La Revue du Trésor, dans sa livraison d’octobre 2007, consacre un large dossier aux pôles de compétitivité.
Damien BO, David HURON et Jacques SPINDLER : Les pôles de compétitivité [PdC] français : référentiel théorique et grilles d’analyse :
- cet article permet de situer dans le temps les PdC français : à l’étranger, il y avait eu, par exemple, les districts italiens dans les années 70 ; en France, les SPL [Systèmes Productifs Locaux] ont constitué à leur création (1997-1998) des ressources stratégiques pour constituer des foyers d’innovation en interrelation avec le tissu d’entreprises. Les PdC, eux, ont été lancés en 2004. Ils sont alors définis par le CIADT comme une combinaison, sur un espace géographique donné, d’entreprises, de centres de formation et d’unités de recherche publiques et privées engagés dans une synergie autour de projets communs au caractère innovant. Après sélection sur dossier, 67 pôles sont retenus en 2005 ; ce chiffre est porté à 71 en 2007 [après le 3ème appel à candidatures pour le financement].
- Puis, l’article reprend et critique 3 grands courants théoriques : l’émergence des districts industriels d’Alfred Marshall, les clusters comme clés du développement économique de Michael Porter (modèle diamant), et l’introduction de la croissance fondée sur la connaissance de Paul Romer.
- Enfin, et c’est le coeur de l’article : les grilles d’analyse des PdC [alors que les PdC ont par ailleurs été évalués par KPMG]. 2 grilles sont proposées pour catégoriser les « clusters » ie l’agglomération pure, le complexe industriel et le réseau social. La 1ère concerne les coûts de transaction (taille de l’entreprise, accès et coût d’accès au cluster, espace pertinent, etc.). La 2ème est basée sur la connaissance, la technologie et la dynamique du cluster (sources de l’innovation, modes de gouvernance, opportunités technologiques, etc.).
- En conclusion :
Cette ébauche des pôles de compétitivité permet de mieux cerner le pourquoi de leur existence. 3 paradigmes semblent dominer : celui de la transaction (baisse des coûts de transaction), celui de la technologie (partage des coûts d’investissement) et celui de la connaissance (création de valeur à travers la coopération) »
Laurent MICHEAUD : Le rôle des pouvoirs publics dans le financement des PME : synthèse de la politique publique destinées à favoriser le financement des PME, dans laquelle sont particulièrement impliquées la Caisse des Dépôts et Consignations et OSEO. Les actions sont classées en 3 catégories :
- favoriser l’accès des PME au crédit bancaire : prêt d’honneur, prêts solidaires, prêts à la création d’entreprise et fonds de garantie
- favoriser l’accès des PME au fonds propres : capital investissement et « business angels«
- favoriser la réduction des besoins de financement et renforcer la trésorerie
Jean-Loup BENETON : « Dinamic entreprises » : un outil innovant pour le développement des PME
- L’Etat, la Région, les fonds européens et la CRCI des Pays de la Loire accompagnent les PME-PMI avec un dispositif original : « Dinamic Entreprises », fondée sur la formation-action, la gestion des compétences et la mise en réseau des entreprises
- 3 grandes motivations : aider les PME à changer (= surmonter les freins au changement), industrialiser et optimiser la politique des actions collectives, et mettre en cohérence l’ensemble des actions des différentes structures d’accompagnement des entreprises dont les CCI.
- Ce dispositif est le résultat d’un retour d’expérience de programmes menés dans la région, dont Cap Compétences, mis en place en 2003, qui a permis (par une combinaison de développement économique et de gestion de compétences) aux 150 entreprises de la filière navale (3000 emplois) de créer 300 emplois supplémentaires, alors que la baisse du marché laissait présager une réduction de moitié des effectifs !
- pour en savoir plus : www.dinamic-entreprises.fr/
Source : La Revue du Trésor, octobre 2007


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