Objectif Chine publie un entretien avec Daniel Schaeffer, Consultant senior International Focus – Chine et Asie du Sud Est, ancien attaché de défense auprès de l’ambassade de France à Pékin. Il revient sur la pratique de l’IE en Chine : innovation et R&D, espionnage industriel (et ses alternatives légales), rôle de la diaspora chinoise dans le transfert de technologie, de connaissance, de savoir-faire, risques du marché, etc. :
« La diaspora chinoise joue un rôle extrêmement important dans la collecte d’information, au sens large du terme, de quelque type qu’elle soit (transfert de technologie, connaissance, savoir-faire), que ce soit les expatriés, les résidents chinois à l’étranger – même lorsqu’ils ont été naturalisés dans le pays où ils ont élu domicile, les coopérants notamment dans les domaines scientifiques, les étudiants dont certains restent ensuite dans le pays où ils ont étudié et y trouvent un emploi dans lequel ils sont en outre souvent appréciés. Ainsi, lorsqu’ils retournent au pays, ces étudiants ramènent une solide expérience professionnelle dont la Chine tire un fabuleux profit dans ses propres entreprises. »
Lien : La pratique de l’Intelligence Economique par les Chinois
Voir aussi : Chine et intelligence économique avec de nombreux liens, dont 1 PDF de Daniel Schaeffer


L’interview d’objectif chine est intéressante même si on reste un peu sur sa fin à mon goût.
Cependant, je me pose la question sur un petit passage : âAinsi, lorsquâils retournent au pays, ces étudiants ramènent une solide expérience professionnelle dont la Chine tire un fabuleux profit dans ses propres entreprises.â
Sur ce point quelle différence y a-t-il avec une entreprise française recrutant des étudiants ayant eu une expérience à l’étranger?
Bonjour,
Je ne pense pas en effet qu’il y ait une grande différence. Peut-être la nuance est-elle dans le fait que les Chinois partent avec pour objectif de revenir dans leur pays avec une « solide expérience professionnelle » ??
Car il y a différentes entités : les étudiants (actifs chez Schaeffer, mais « passifs » dans votre commentaire), les entreprises (vous) et un pays (Schaeffer).
Bref, c’est aussi une question de point de vue.
Cordialement,