Les CCI françaises à l'étranger fêtent leurs 100 ans

Les 110 chambres de commerce françaises à l’étranger (CCIFE) forment un réseau indépendant et influent sur 75 pays. À quelques mois de leur centenaire, Serge Bellanger, qui préside l’Union de ces chambres binationales depuis 1999 expose dans le dernier numéro (n°31, mars 2007) de la revue Commerce International les défis du siècle à venir.

Mais d’abord, c’est d’où viennent ces chambres ?

« La France a été l’un des premiers – si ce n’est pas le premier – pays créateurs de chambres de commerce à l’étranger. Et, à la fin du XIXe siècle, la France avait le premier réseau de CCI dans le monde avec 35 chambres. C’était à l’époque où le pays détenait 11 % du marché mondial alors que les Allemands n’en avaient que 5 %, tout comme les Américains. Mais lorsque la crise est arrivée à la fin du XIXe, tout a été balayé. Les subventions du gouvernement ont été suspendues, mettant les chambres en faillite. C’est à ce moment que des hommes d’affaires et des grands exportateurs ont créé des petits groupements d’intérêt à l’étranger. Plus tard, en 1890, Jules Ferry a rationalisé ces structures avec la création du statut des chambres de commerce. Je crois que la première chambre française qui a été créée est celle du Japon, ou alors celle de la Nouvelle-Orléans – mais le territoire, français à l’époque, avait un statut ­particulier. »

explique Serge Bellanger

Mais que font-elles ?

« Les chambres de commerce françaises à l’étranger ont deux types d’activité. D’abord une activité pour les petites, moyennes et grandes entreprises implantées sur le marché étranger. Ce sont des activités événementielles et associatives, qui vont de la simple table ronde au séminaire ou aux opérations de relation publique en passant par des opérations de communication, de formation, et puis des services concrets particuliers variant selon les marchés. Nous avons des chambres qui traitent, par exemple, la comptabilité de petites entreprises. Ces actions représentent environ 75 % de nos activités au niveau mondial.
Le quart restant, et notre seconde mission, consiste à faire de l’appui et de l’accompagnement aux PME de façon à les aider à pénétrer les marchés étrangers. Ce sont alors des services classi­ques comme des journées pays, des séminaires, des missions collectives ou individuelles. Cette activité n’est pas lucrative, certes, mais nous la développons en partenariat avec les chambres de commerce de France. »

précise Serge Bellanger

Quelles différences avec leurs homologues étrangères ?

« Les différentes stratégies des réseaux reflètent un peu les politiques de leur pays. En Allemagne, vous avez une structure commune qui chapeaute à la fois le réseau national des chambres et le réseau des CCI à l’étranger. En Italie, c’est un système un peu similaire au nôtre. Aux États-Unis, tout dépend directement de la US Chamber of commerce, même si les AmChams disposent d’une grande autonomie. »

analyse Serge Bellanger

Retrouvez l’intégralité de l’entretien dans Commerce International (p. 10-14) et sur Internet.

Autres articles à lire sur le même sujet

Imprimer le billet Imprimer le billet

Leave a Reply

Restons connectés !

Abonnez-vous au flux RSS de Vedocci !
Suivez Vedocci sur Twitter ! La Page Facebook de Vedocci Présentations publiées sur SlideShare
(Certaines icônes par www.wpzoom.com)

L’actualité des CCI sur Twitter