Maîtriser l’information pour réussir au mieux sa stratégie : tel est l’enjeu de l’IE. Partenaires Savoie (septembre 2006) dresse l’état des lieux des démarches en Rhône-Alpes en l’illustrant de nombreux exemples :
- à Roanne : Ultradiam (lames de scie) lutte contre la contrefaçon. Pour s’en protéger, l’entreprise dépose des brevets et lance des actions en justice dans de nombreux pays. Mais son atout principal reste l’innovation : en s’assurant une avance sur ses copieurs, Ultradiam garde ses clients aussi séduits par le service clients.
- dans l’Ain : pour Tournier-Billon (accessoirs de coiffure), là encore, l’innovation et l’inventivité sont le premier rampart contre la contrefaçcon : l’entreprise crée ainsi jusqu’à 300 nouveaux modèles par an.
- dans la Drôme : Alliance Vision (imagerie numérique) débute sa réflexion autour de l’IE, en se rendant compte qu’elle doit structurer son information en interne. Elle fait d’ailleurs de la veille depuis 5 ans : elle est abonnée à des lettres électroniques spécialisées, aux newsletters de ses clients, fournisseurs et concurrents, tout en visitant leurs sites web. L’information circule en interne lors des réunions, sur l’intranet et par messagerie.
- dans l’Isère : Faur Ingénierie (salles blanches) : « au-delà de la veille, nous devons être acteurs du développement de notre secteur et être capable de construire réellement le marché » déclare l’entreprise. Bref, une réelle vision offensive de l’IE, loin de la veille passive. A noter également que pour protéger son savoir, l’entreprise a déposé peu de brevets pour ne pas indiquer ce sur quoi elle travaille.
- à Saint-Etienne : Yxendis (conception de logiciels pour l’industrie textile) a renforcé ses systèmes de protection afin de lutter contre le piratage des logiciels. C’est le volet protection de l’IE.
- en Savoie : Ugitech (acier inoxydable) a développé une veille active dans le cadre de sa R&D : salons et congrès, web, revues spécialisées, brevets des concurrents sont analysés. Une veille impérative, car ses concurrents ont aussi accès à ces informations ! La veille pour ne pas ignorer ce que l’on doir savoir.
- à Villefranche : Ixit (conception de systèmes de sécurité automobile) a choisi de ne pas déposer de brevets (trop coûteux et trop long), mais effectue des dépôts de marque. Sa stratégie consiste une nouvelle fois à innover pour contrer ses concurrents qui copient ses produits. Côté veille : les commerciaux sont particulièrement mis à contribution ; la démarche est d’ailleurs très structurée puisque des dossiers sont systématiquement établis et que des debriefing ont lieu avec toute l’équipe pour assurer la bonne circulation de l’information.
- en Nord-Isère : le département veille technologique de Lafarge vient d’y être transféré, afin de la rapprocher de son pôle R&D. 4 personnnes constituent l’équipe, sur les programmes de R&D, sur le suivi des nouveaux produits, sur l’environnement, etc. En outre, une cellule veille scientifique est chargée de suivre et d’analyser les brevets déposés. Enfin, le groupe procède à une veille réglementaire. L’ensemble est important car le groupe s’exprime dans des organismes français et européens (ça fera plaisir à B. Carayon : c’est le volet influence de l’IE).
- en Haute-Savoie : Aprobase International effectue des missions de veille pour des PME et des grands groupes.
Sources : CRCI Rhône-Alpes, dans Partenaires Savoie, le magazine économique de la CCI de Savoie.


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