Jean-Pierre Nobile est coprésident de la commission PME de Syntec Informatique, la chambre syndicale professionnelle des SSII et des éditeurs de logiciels et président de la société Syslab (PME- SSII). Gérard Claverie est premier vice-président de Syntec Informatique et conseil de surveillance de Generix (PME éditeur de logiciels).
Tous deux ont publié, dans La Tribune d’hier, un point de vue : Patriotisme économique : et les PME ?
« Connaissez-vous le « Small Business Act » (SBA) qui fait le bonheur des PME américaines ? Ce dispositif qui permet aux autorités américaines de réserver une part de leurs achats publics à leurs seules PME ? Les États-Unis ont mis en oeuvre cet instrument législatif en 1953 et ont obtenu, depuis, de continuer à l’appliquer, en dérogation à l’Accord sur les marchés publics (AMP) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). C’est un régime d’exception qui pénalise pourtant leurs homologues européennes à un double titre : celles-ci ne peuvent ni briguer ces marchés réservés ni bénéficier de prérogatives équivalentes sur leur propre sol.
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Parce que nous refusons cette fatalité française selon laquelle les petites entreprises seraient condamnées à le rester, nous défendons l’idée d’un « Small Business Act européen ». Alors que le gouvernement, notamment le ministre des PME, Renaud Dutreil, les économistes et les industriels, développent ensemble un plan pour aider nos « fourmis » (moins de 50 salariés) – plus de 90 % de nos entreprises – à devenir des « gazelles » (de 50 à 250 salariés) agiles à l’export ; il est grand temps de réfléchir concrètement, ensemble avec nos partenaires européens, à la mise en place d’une formule simple et adaptée aux réalités du Vieux Continent. Le rétablissement de l’égalité des chances entre l’Europe et les États-Unis est à ce prix.
Le levier de l’innovation. Cette initiative commune s’inscrit dans la stratégie « Think small first ! » de la Commission de Bruxelles et dans la relance, décidée il y a un an, de la nouvelle Stratégie de Lisbonne qui ambitionne de redonner dynamisme, compétitivité et croissance à l’Union européenne. Surtout que si l’on considère l’innovation comme un levier majeur le soutien aux PME apparaît alors comme essentiel. En effet, en prenant comme critère le nombre de brevets déposés, les performances des États-Unis en termes d’innovation parlent d’elles-mêmes : les PME déposent, outre-Atlantique, 13 fois plus de brevets que les grandes entreprises. »
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