Les 2 principaux rapports consacrés à l’intelligence économique en France (le rapport Martre et le rapport Carayon) ont accordé une certaine importance aux chambres de commerce et d’industrie.
Dans le rapport Martre, une annexe leur était consacrée, rappelant que parmi leurs missions, l’une concernait l’information et le conseil aux entreprises, sur l’ensemble du territoire, grâce au quadrillage géographique des 162 CCI et 21 CRCI. Les CCI doivent servir à faire circuler l’information au niveau régional. En effet, les CCI sont notamment des structures d’information, regroupant et/ou publiant des fichiers d’entreprises, des publications, des centres de ressources, des services d’études économiques et de prospectives, des obervatoires, etc.
Le rapport Carayon revenait sur le rôle des CCI dans le chapitre consacré à l’intelligence économique territoriale.
« Par le nombre extrêmement important de PME/PMI adhérentes aux Chambres de Commerce et d’Industrie, celles-ci devraient être un atout dans la mise en oeuvre pertinente de l’intelligence économique en région. Avec les représentations professionnelles et les centres techniques industriels, elles partagent une même culture, un même langage et devraient être bien placées pour relayer les attentes de leurs mandants.
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Proposition 35 : Soutenir les efforts des conseils régionaux par la mise en oeuvre d’une véritable politique publique de l ‘intelligence économique.
Les chambres consulaires : les Chambres de Commerce et d’Industrie ont mis en place, depuis plusieurs années, des outils adaptés au service de l’intelligence économique (observatoires économiques, documentalistes, ARIST, réseaux RESIS, conseillers en développement et CCINET) ainsi que trois sortes de programmes : actions de sensibilisation, actions � vocation expérimentale ou pilote et actions à vocation stratégique.
Cependant ces chambres consulaires sont inégalement mobilisées sur le sujet. Même lorsqu’elles sont porteuses d’actions intéressantes, leur domaine d’intervention est encore trop souvent concentré sur la sensibilisation et la veille, � l’exception des programmes initiés par certaines d’entre elles (exemple CRCI Rhône-Alpes, Alsace et Midi-Pyrénées) en collaboration avec d’autres partenaires publics. Ainsi, il semble souhaitable de renforcer la coordination au niveau régional des CCI en appelant les CRCI à devenir les chefs de file ainsi que le rôle de l’ACFCI en tant que véritable organe de diffusion des «bonnes pratiques». »
En outre, l’Annexe 8 du rapport reprenait un document de l’ACFCI « Les actions engagées par les CCI » :
« Ce tableau synthétique illustre le rapport de synthèse remis en mai 2003 sur l ‘action des CRCI dans le domaine de l’intelligence économique. Ces actions sont conduites par les ingénieurs et techniciens des ARIST, par les conseillers d’entreprises des CCI et plus particulièrement en intelligence économique et par ceux du réseau RESIS. Les Chambres se sont dotées récemment d’un système d’information national qui constitue l’épine dorsale de sa politique d’intelligence économique. Il comprend l’intranet, CCInet, de communication et de documentation, développé et animé par l’ACFCI et reliant l’ensemble du réseau, ainsi que CCI.fr (http://www.entreprise.cci.fr), le portail d’entreprise des CCI, qui offre en ligne, l’accès à un ensemble de contenus et de services nationaux et locaux.
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Enfin, les années 2003-2004 seront marquées par la conception et le déploiement d’un programme pluriannuel de sensibilisation des PME à la sécurité des systèmes d’information, co-piloté par les services du Haut fonctionnaire de défense du Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie et l’ACFCI. »


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